Mathilde Ganivet : une arbitre au parcours déjà bien rempli



Finale U17F AURA 2016 - 2017
Finale U17F AURA 2016 - 2017
Bonjour Mathilde, peux-tu te présenter à nous (études, parcours basket)
Bonjour, je m’appelle Mathilde Ganivet, j’ai 19 ans. Je suis actuellement en L1 STAPS à Saint-Etienne. Je suis licenciée au club de l’Audacieuse du Mas à Firminy depuis que j’ai commencé en baby-basket où je joue en DF4 et entraîne les U13F.

Quel est ton parcours dans l’arbitrage ?
J’ai commencé l’arbitrage en 2013 lorsque je suis rentrée au lycée. A Firminy, le lycée Jacob Holtzer lançait pour la première fois une section sportive arbitrage où nous avions également la possibilité de passer nos diplômes entraîneurs jeunes. Le mardi après-midi nous avions des cours de préparation physique et le vendredi des séances théoriques avec de la pratique sur les optionnaires basket du lycée. Nous étions encadrés par Gilles San Filippo (président CDO 42).
Lors de la première année quand j’étais en seconde, j’étais également arbitre stagiaire en département. En mai 2014 j’ai participé au championnat de France UNSS des lycées à Roanne, j’y ai officié sur la finale féminine.
Dès le début de saison 2014-2015, j’ai obtenu mon diplôme d’arbitre départementale.
En février 2015, j’ai participé au championnat de France UNSS excellence des lycées au Mans. J’ai officié sur la finale féminine ce qui a permis ma qualification pour le championnat du Monde scolaire en Avril 2015 à limoges.
Dès ma rentrée en terminale, j’ai obtenu mon diplôme d’arbitre régionale et durant la saison 2015-2016 j’ai officié en RM3 et sur le championnat de France jeunes (AEJ).
Aujourd’hui, je suis arbitre RM2 en passerelle PNM et potentiel féminin.


Quelles ont été tes motivations pour te lancer dans l’arbitrage ?
En réalité j’ai d’abord été intéressée par le côté coaching que proposait le lycée.
Comme j’arbitrais déjà les jeunes dans mon club, je me suis dis que la section pourrait me permettre d’avoir une meilleure connaissance sur l’arbitrage et pourquoi pas devenir arbitre officiel.
Finalement, j’ai tout de suite accroché et je ne regrette pas du tout d’avoir privilégié l’arbitrage.


T’imposes-tu une préparation spécifique pour préparer tes matchs ?
Bien sûr, un match se prépare. Tout d’abord je me renseigne sur les équipes : leur classement, les joueurs, le coach, j’aime bien aller consulter les sites internet des clubs on y trouve souvent des articles ou des photos sur les équipes.
Ensuite il y a le travail personnel. La ligue nous permet de participer à plusieurs formations (QCM, vidéo), je pense que la vidéo est le meilleur outil de travail pour un arbitre. Je filme régulièrement mes matchs afin de travailler sur les clips pour améliorer les points négatifs sur les matchs suivants.


Qu’ambitionne-tu dans l’arbitrage ? Viseras-tu le haut niveau ?
Oui, je rêverai d’officier le haut niveau mais cela demande énormément de travail. Mon objectif est d’atteindre le niveau le plus haut sur lequel j’aurai le niveau. Il faut travailler et savoir être patient.
Avec la politique fédérale du développement de l’arbitrage féminin il y a des opportunités à saisir alors je vais tout faire pour réussir.

Tu te vois arbitrer combien de temps ?
Je ne me suis pas fixé de limites. On ne sait pas ce que la vie nous réserve donc tant que je peux continuer d’arbitrer je le ferai.

Si tu devais conseiller des personnes qui se lancent dans l’arbitrage que leur dirai tu en priorité ?
Je leur dirai que l’on n’obtient jamais rien sans rien. Dans l’arbitrage il faut travailler sans cesse, faire abstraction du regard des autres et surtout se faire plaisir sur le terrain.

Dernièrement tu es allée à Nantes pour participer au programme « arbitrage féminin » organisé par la FFBB explique nous ce que tu as fait là-bas ? Comment as-tu été sélectionnée ?
Le stage était du 16 au 19 novembre 2017. Ce stage portait essentiellement sur la connaissance de soi. Nous avons travaillé sur ce qui pouvait nous freiner dans l’arbitrage et comment nous pouvions nous sentir sur le terrain. Ce stage a été vraiment très enrichissant pour moi, l’encadrement a tout fait pour nous mettre face à nos difficultés afin de travailler dessus pour qu’elles deviennent une force pour nous.
La sélection s’est faite sur volontariat. J’ai reçu un mail de la fédération nous proposant la deuxième édition de ce stage, je m’y suis donc inscrite.


Comment te situes tu après le stage de Nantes, quels changements fondamentaux dans ton comportement en arbitrant ou ta façon d'arbitrer, ton approche du match.

Les changements fondamentaux suite au stage de Nantes vont s'effectuer sur le long terme. Déjà j'ai senti une évolution sur la gestion de mes émotions sur le terrain ce qui me permet de gérer les conflits plus sereinement.
Bien sûr, il faut du temps pour comprendre ses émotions et savoir les réguler. Pour moi c'est sur le terrain que ce fait l'apprentissage, plus il y aura de matchs où il faudra anticiper les conflits, plus le désaccord sera facile à gérer et la frustration sera moindre.
Le stage de Nantes m'a permis de me rendre compte d'une chose importante qui est la gestion de l'erreur. Dans un match on sait que les arbitres vont faire des erreurs, il ne faut pas en avoir peur, il faut accepter l'erreur. L'important est de ne pas se chercher d'excuses mais d'assumer son erreur.
De plus, j'essaye de faire en sorte à ce que la façon dont j'aborde un match soit la plus sereine possible. Il faut dans un premier temps avoir confiance en soi pour que les autres aient confiance en nous.


Tu as découvert l'arbitrage en milieu scolaire: penses-tu que le lycée, l'école ou le collège voire l'université sont des lieux de découverte et d'enseignement de l'arbitrage qui mériteraient d'être mieux exploités par les comités ou ligues. ? Et comment si tu as des idées ?
Je pense que le milieu scolaire est idéal pour l'apprentissage de l'arbitrage. C'est pourquoi la qualité des formations est très importante chez les jeunes collégiens / lycéens. J'ai eu la chance d'être dans un lycée avec une section arbitrage où nous étions formés avec la coopération du comité de la Loire ce qui personnellement m'a permis d'évoluer assez rapidement. Or dans toutes les régions de France ce n'est pas la même chose...
Oui, c'est donc pourquoi les ligues et comité devraient exploiter l'arbitrage scolaire afin d'homogénéiser la formation des arbitres scolaires sur tout le territoire. Peut-être par la mise en place de section arbitrage comme à Firminy ou on proposant des séances de formation aux étudiants intéressés avec la participation de formateurs hors scolaire.


Merci Mathilde pour cet entretien et bonne continuation dans ta carrière d'arbitre.
PNF : Meyzieu/ Bron 2016 - 2017
PNF : Meyzieu/ Bron 2016 - 2017


Rédigé le Mercredi 6 Décembre 2017 à 21:36 | Lu 2019 fois | 0 commentaire(s)




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